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Supplémentation antioxydante et maladie rénale diabétique

La propension du diabète à provoquer un dérèglement métabolique est directement responsable d’une épidémie imminente de maladie rénale diabétique (DKD). Et laissé sans contrôle, DKD peut évoluer vers l’insuffisance rénale terminale (ESKD).

Environ 50% de tous ceux atteints d’ESKD l’ont développé après un diagnostic de diabète. La progression de l’ESKD est associée à un risque accru d’événements cardiovasculaires et d’hospitalisations, et ces complications s’aggravent chez les patients qui ont besoin d’un traitement de substitution rénal chronique par dialyse ou transplantation rénale.

Une équipe de chercheurs italiens a publié une revue et une méta-analyse dans la revue PLOS ONE qui examine l’utilisation de la supplémentation chronique en antioxydants comme un outil pour retarder la progression de la maladie rénale chez les patients diabétiques.

Les auteurs ont examiné de nombreuses études qui utilisaient divers antioxydants dans le but de ralentir la DKD. Ils ont trouvé plusieurs essais contrôlés randomisés, mais avaient des difficultés à comparer et à opposer les résultats en raison de la taille variable des échantillons, des plans d’étude et des mesures des résultats.

Un domaine dans lequel il y avait une diversité considérable était la définition de la progression de la maladie rénale jusqu’au stade final. Certaines études ont défini ce point comme un besoin de dialyse chronique ou de transplantation rénale, mais d’autres études ont utilisé des paramètres de substitution tels que des changements dans l’excrétion urinaire d’albumine ou la fonction rénale.

Dans l’ensemble, les chercheurs ont conclu que des études ont montré que l’utilisation d’antioxydants peut réduire l’albuminurie. Cette découverte est encourageante car l’excrétion pathologique d’albumine urinaire est un signe précoce de DKD. Dans cette méta-analyse, les chercheurs ont constaté que la supplémentation en antioxydants était associée à des réductions significatives de l’excrétion d’albumine.

Des études ont utilisé de nombreux antioxydants, y compris la vitamine C, la vitamine E, le zinc et la silymarine. Plusieurs études ont utilisé des oxydants en combinaison. Les preuves étaient les plus fortes pour la vitamine E à des doses allant de 480 mg à 1200 mg par jour.

La plupart des études ont indiqué que les participants n’ont signalé aucun événement indésirable significatif, bien que quelques études n’aient pas semblé examiner systématiquement les événements indésirables.

Les auteurs ont signalé que des études supplémentaires sont nécessaires pour déterminer quels oxydants et à quelle dose) sont les plus susceptibles de ralentir la progression de la DKD. Ils ont également indiqué la nécessité d’améliorer la définition des résultats.