Menu

Japan Week Spokane

Hépatite A: connaissances de pointe

Avec les progrès énormes liés au traitement de l’hépatite B au cours des dernières années, les autres types de virus de l’hépatite sont souvent négligés. L’un d’entre eux, le virus de l’hépatite A (VHA), cause une morbidité considérable dans le monde et il est également évitable par la vaccination. Les taux d’infection par le VIH sont faibles et en baisse dans la plupart des pays industrialisés, mais l’infection par le VHA se produit.

Le Journal of Hepatology a publié un article qui décrit les connaissances actuelles de HAV en détail.

L’infection par le VHA se réplique dans les hépatocytes et peut causer des lésions hépatiques nécro-inflammatoires. C’est une infection aiguë qui disparaît spontanément chez environ 99% des personnes touchées. Cependant, certains patients (jusqu’à 20%) peuvent présenter une rechute clinique. Ses symptômes (fatigue, nausées et vomissements, douleurs abdominales, anorexie, fièvre, perte d’appétit) peuvent être débilitants, en particulier chez les patients atteints d’une hépatopathie chronique non virale. Quand une lésion hépatique survient, elle est provoquée par des réponses immunitaires innées et adaptatives à une infection virale.

Les résultats cliniques du VHA varient selon l’âge du patient. Les enfants ne présentent généralement aucun symptôme, mais la présentation clinique peut être plus sévère avec l’âge.

Des chercheurs du monde entier suivent les incidents mondiaux de HAV et utilisent les données collectées pour prédire le potentiel d’épidémies et de changements. Leur principale préoccupation concerne les populations vulnérables, en particulier les personnes âgées.

Les patients qui ont été exposés au VHA ont 2 options. Premièrement, ils peuvent recevoir des immunoglobulines humaines groupées dans le but de transférer passivement des anticorps anti-VHA. Cette approche est coûteuse et ne fournit qu’une protection à court terme, et pour ces raisons est tombée en défaveur.

Les personnes exposées peuvent également recevoir le vaccin anti-VHA inactivé dans les deux semaines suivant l’immunisation après l’exposition. Les chercheurs indiquent que l’efficacité de cette dernière intervention est surprenante puisque le virus circulant est enveloppé dans des membranes et résistant à la neutralisation médiée par les anticorps.

Cependant, les chercheurs n’ont actuellement aucun test sérologique permettant de différencier l’immunité naturelle et l’immunité induite par le vaccin contre le VIH, ce qui affecte leur capacité à suivre l’épidémiologie du virus.

De nombreux pays ont mis en place des programmes de vaccination universels et ont constaté une diminution significative de l’incidence de l’infection par le VHA.

Il s’agit d’un examen complet qui peut aider les pharmaciens à comprendre l’infection par le VHA et ses problèmes connexes, et souligner l’importance de la vaccination.