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Test génétique pour classer les tumeurs

Un nouveau test génétique pourrait être utilisé pour détecter les cellules cancéreuses persistantes après le traitement, selon plusieurs journaux. Ils disent également que la technologie pourrait être utilisée pour adapter les traitements au profil de cancer génétique de chaque patient.

Cette histoire est basée sur un communiqué de presse soulignant le développement d’un test sanguin qui est capable de détecter l’ADN libéré par les tumeurs dans le sang. Le test examine le génome entier d’un patient et recherche des changements dans de grandes sections de l’ADN plutôt que de rechercher des mutations uniques dans un gène spécifique.

Il est à espérer que ce test fournira une méthode alternative pour détecter si les tumeurs sont toujours présentes après le traitement, une tâche actuellement effectuée en utilisant des tomodensitogrammes galactorrhée. Le test expérimental peut également permettre aux chercheurs de dépister la variété des changements génétiques qui sont présents dans les cellules tumorales, en cartographiant comment ces cellules vont répondre à différents traitements.

D’où vient cette histoire?

Les reportages sur cette technologie sont basés sur un communiqué de presse du Dr Victor Velculescu et de collègues de l’Université John Hopkins. Leur communiqué de presse discute de la recherche à venir, qui sera présentée lors d’une conférence américaine et publiée dans un journal médical la semaine prochaine.

Dans la recherche, les scientifiques ont utilisé de nouvelles techniques de séquençage du génome pour rechercher de grands changements dans l’ADN libéré par les cellules tumorales. Le but de la recherche était de dire si ces tests pouvaient être utilisés pour détecter des marqueurs biologiques spécifiques du cancer dans le sang de chaque patient.

Comment la recherche a-t-elle été effectuée?

L’étude a comparé six séries de tissus cancéreux et normaux provenant de patients atteints de cancer du côlon ou du sein. Les chercheurs ont scanné tout l’ADN dans chaque échantillon et ont recherché le réarrangement de l’ADN, la répétition ou la délétion des séquences d’ADN. Ils ont également vérifié si les séquences d’ADN avaient l’ordre, l’orientation ou l’espacement corrects.

Les chercheurs ont ensuite amplifié les niveaux d’ADN normal et tumoral dans le sang afin de déterminer si ces tests étaient suffisamment sensibles pour détecter la présence d’ADN tumoral réarrangé dans ces échantillons. Ils ont constaté que chez un patient, ils pouvaient utiliser cette technique pour détecter que toute leur tumeur n’avait pas été retirée pendant l’opération.

Quelle est la théorie derrière un test sanguin pour mesurer le cancer?

Ce reportage est basé sur des recherches qui ont étudié le profil génétique de patients atteints de cancer afin de développer des tests sanguins individualisés qui pourraient aider les médecins à adapter les traitements contre le cancer des patients.

Une des propriétés des tumeurs est qu’elles peuvent différer des tissus normaux par la quantité de différents types de protéines qu’elles produisent. Ils peuvent également varier dans leurs gènes et les protéines qui sont produites à la surface de différentes tumeurs, même entre des patients ayant le même type de cancer. Ces gènes et protéines peuvent déterminer l’efficacité d’un traitement contre le cancer en détruisant les cellules cancéreuses et en les empêchant de se propager.

Les changements génétiques dans les tumeurs peuvent être de petites altérations dans la séquence des gènes, mais on pense également qu’ils comprennent des changements dans de grandes sections de l’ADN. Dans ces grands changements, des sections entières d’ADN peuvent être répétées, supprimées ou apparaître dans le mauvais ordre.

Actuellement, les tomodensitogrammes sont utilisés pour détecter visuellement la présence ou l’absence de tumeurs après le traitement. Cependant, de très petites tumeurs peuvent ne pas être détectables par cette méthode. Comme les tumeurs libèrent de petites quantités de leur ADN dans la circulation sanguine, il est possible de concevoir un test sanguin qui permettra de mesurer chimiquement la présence d’ADN anormal. Théoriquement, la mesure de cet ADN tumoral dans le sang peut également permettre de contrôler si un traitement a été efficace pour détruire complètement une tumeur.

Cette recherche mènera-t-elle à des soins personnalisés contre le cancer?

Il est déjà établi que les changements trouvés dans des gènes spécifiques des tumeurs peuvent régir la réponse de la tumeur à différents types de traitement du cancer. Ceci est la recherche préliminaire montre le potentiel d’utiliser cette propriété pour aider à la détection des cellules cancéreuses qui peuvent persister après le traitement. Cependant, les chercheurs devraient évaluer la technologie chez un plus grand nombre de patients présentant différents types de tumeurs afin de savoir dans quelle mesure le test sanguin peut prédire la présence ou l’absence d’une tumeur. Cela serait particulièrement vrai dans les petites tumeurs qui peuvent être plus difficiles à détecter ou à éliminer.

Un autre problème potentiel serait le coût de tous les tests développés à partir de cette recherche. La technologie actuellement utilisée pour examiner les gènes des patients est plus coûteuse que celle des tomodensitométries et est estimée à environ 5 000 $ par patient.

En outre, en tant que recherche préliminaire, cette technologie ne semble pas avoir évalué à quel point les changements importants de l’ADN affectent la réponse d’une tumeur au traitement. Par conséquent, il est trop tôt pour dire que les médecins sont sur le point d’être en mesure de fournir des traitements contre le cancer sur mesure en fonction de la constitution génétique de la tumeur d’un individu. Cependant, ce développement peut être un premier pas important dans cette direction.